La RORC Caribbean 600, prochaine étape pour l’équipage de The Famous Project

La course RORC Caribbean 600, qui partira d’Antigua, lundi 19 février, est la prochaine étape
importante pour The Famous Project qui se rapproche de son objectif principal : le Trophée Jules
Verne sur un maxi-trimaran avec un équipage 100% féminin en 2025.
Contrairement à leurs premières courses sur le Mod70 The Famous Project – à savoir la Rolex Middle
Sea Race en octobre 2023 et la RORC Transat en janvier de Lanzarote à Grenade dans les Antilles – la
RORC Caribbean 600 est un entrainement très différent.

Le parcours de 600 milles contourne 11 îles sur un parcours en forme de 8 avec 12 étapes, ce qui
constitue un test constant et intense pour la cohésion et la concentration de l’équipage, pour
pousser le bateau, pour les changements de vitesse dans les vents alizés du nord-est. Pour réussir, il
faut une excellente préparation et organisation : quelles voiles seront déployées à quel moment et,
en conséquence, faire en sorte que l’équipage exploite son trimaran Mod70 au plus près des 100 %
de son potentiel.

Avec les deux autres Mod 70 en course, Zoulou et le détenteur du record du parcours Argo,
l’équipage de The Famous Project est dans les meilleures conditions pour se mesurer et apprendre.
Argo a à son bord des Britanniques de premier plan tels que Brian Thompson et Sam Goodchild, et
Zoulou, qui bat pavillon français, a à son bord un certain Loïck Peyron. Les deux MOD70 sont
entièrement optimisés avec des foils en C et des safrans en T, ce qui les rend plus rapides que les
autres bateaux.

Alexia Barrier, fondatrice et co-skipper de The Famous Project, est enthousiaste face au défi qui
attend l’équipe : “C’est formidable d’avoir l’opportunité d’être ici et de courir contre certains des
meilleurs marins du monde qui sont sur les Mod70 Argo et Zoulou. Les principaux objectifs ici sont
apprendre à être rapide et à le rester, améliorer les manœuvres. C’est la première fois que nous
participons à la RORC Caribbean 600 et nous avons travaillé dur pour être ici car c’est une course très
intense et technique. En termes de distance, c’est un peu comme la Rolex Middle Sea Race, mais c’est
toujours plus rapide, il y a plus de virages et beaucoup plus de situations délicates. C’est un
entraînement parfait pour nous à ce stade”.

Jack Bouttell, double vainqueur de l’Ocean Race, Tom Dawson et l’as de la navigation Miles Seddon
viendront compléter le groupe majoritaire de ,navigatrices à bord, dans des rôles d’encadrement et
de soutien. Cette épreuve – qui devrait durer environ 36 heures (le record du parcours d’Argo est de
1 jour 5 heures et 48 minutes) – permettra à Alexia de chercher à améliorer ses compétences en
matière de navigation sur ces multicoques, tandis que le rôle de la très expérimentée Dee Caffari en
tant que co-skipper se concentrera de plus en plus sur la gestion du bateau et de l’équipe.
Jack Bouttell, Tom Dawson et Miles Seddon ont donc le rôle de coach sur cette dernière course avant
la première transatlantique 100% féminine de The Famous Project, qui partira d’Antigua pour
rejoindre Portimao à la fin du mois.

“Nous sommes toujours en train de sélectionner l’équipage pour le Trophée Jules Verne et il est
important de tester le plus de nouvelles navigatrices que possible pour construire la meilleure équipe,
et un parcours de course comme celui-ci est parfait pour cela. La Transat retour sera un autre test car
ce sera la première fois que nous n’aurons pas de garçons à bord en tant qu’entraîneurs et que nous
serons seules avec Dee comme co-skipper. Nous aurons de bonnes navigatrices avec nous, même si
certaines n’ont jamais navigué sur un multicoque, elles apprendront très vite. Seule Pamela Lee (IRL) a

déjà navigué sur un Ocean 50, mais les autres membres de l’équipe, comme Annie Lush, ne
connaissent pas le bateau. Nous avons des femmes très expérimentées, mais dans un certain sens,
c’est comme passer d’un Grand Prix moto à une F1, ce n’est pas du tout comme piloter un autre
bateau, tout est très différent. Ce sont des mondes différents”.
Alexia et l’équipe poursuivent leur apprentissage en accéléré. En mai, le maxi-trimaran retrouvera
l’eau et l’équipage de The amous Project tentera de faire naviguer les deux bateaux en même temps
pour multiplier les entrainements.

La navigatrice antiboise explique : « Nous n’avons pas bouclé encore notre budget donc nous n’avons
pas pu nous entrainer autant que nous l’aurions souhaité. Notre bateau n’est pas le même que les
autres Mod70 et il nous manque de nouvelles voiles. Nous ne sommes donc pas tout à fait au niveau
de celui que nous aimerions atteindre. Mais c’est vraiment cool, nous avons toutes et tous beaucoup
de chance de vivre ce que nous vivons. Le maxi-trimaran sera mis à l’eau à la fin du mois de mai et ce
sera un grand pas en avant. Nous recherchons d’autres partenaires pour le projet et nous permettre
de le mener à 100 % et avoir la meilleure équipe avec le meilleur entraînement pour le Trophée Jules
Verne l’année prochaine. »

Mais l’objectif immédiat est de bien participer à la course caribéenne, « C’est une course très
technique et les objectifs sont donc d’effectuer toutes les manœuvres de manière très efficace,
d’utiliser la puissance du bateau au maximum sans casser quoi que ce soit ou qui que ce soit, de
naviguer vite mais en faisant attention. Je vais en apprendre davantage sur la navigation, sur la façon
de placer les bonnes voiles aux bons angles et au bon moment. Nous devons beaucoup nous améliorer
dans ce domaine. »

Et Alexia de continuer sur le passage du statut de skipper polyvalent à celui de co-skipper-navigateur
qui est une nouvelle orientation passionnante : « En solitaire ou en double, je faisais la navigation
moi-même, mais je dois maintenant comprendre comment communiquer avec l’équipage en tant que
skipper, afin de m’améliorer et apprendre. Et j’adore cette partie du processus, j’adore apprendre de
nouvelles choses. C’est vraiment passionnant. J’ai passé tellement de temps à faire d’autres choses
pour le projet que je dois maintenant consacrer du temps à l’ordinateur et à l’apprentissage des
détails de la navigation spécifiques à ce bateau. J’ai beaucoup utilisé Adrena (logiciel de navigation)
auparavant mais je suis en train d’apprendre Expedition qui est plus anglo-saxon, il y a encore
beaucoup à comprendre et à apprendre. Mais c’est la même chose pour tout le monde. L’esprit et le
sentiment qui règnent au sein de l’équipe sont fantastiques. Sur cette course, avec Tom et Miles à
bord, je cherche simplement à absorber tout ce que je peux, autant que possible. »

La Britannique Deborah Blair, 21 ans, trialiste, apportera à l’équipe une énergie débordante pour
cette course et la Transat. Originaire de Weymouth, elle s’est fait ses armes alors qu’elle était
étudiante à l’Université de Southampton en régatant dans la classe Cape 31 sur le Solent. Ses
dernières courses en grand bateau ont eu lieu avec l’Austrian Ocean Racing sur le projet VO65, lors
des étapes (1, 6 et 7) de l’Ocean Race pour Sprint Cup.

« Je trouve ennuyeux d’être dans le cockpit ou dans le bateau, j’aime être là où est l’action, j’aime être
avec les vagues et le vent à l’avant du bateau. Je n’aime pas être assise devant un écran
d’ordinateur ». exprime Deborah, « Pour l’instant, je cherche juste à donner une bonne image de moi-
même. Mes premiers jours d’entraînement ont été épiques. Je veux apprendre autant que possible,
apprendre le bateau, apprendre ma position et m’améliorer autant que possible. Et j’espère que tout
le monde m’appréciera suffisamment pour que je sois sélectionnée. Je suis assez forte et en forme, je
fais du crossfit et du triathlon, donc je pense que je peux me débrouiller sur le bateau. »

RORC CARIBBEAN 600, EQUIPAGE THE FAMOUS PROJECT
o Alexia Barrier (FRA), capitaine
o Dee Caffari (GBR), co-skipper
o Elodie-Jane Mettraux (SUI)
o Marie Riou (FRA)
o Deborah Blair (1ère fois sur le bateau) (GBR)
o Tom Dawson (GBR)
o Jackson Boutell (AUS/GBR)
o Miles Seddon (GBR)