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Dimanche 21 décembre 2025 - Le rythme de l'Indien

"Les belles vitesses qu'on a faites ces derniers jours viennent d'un bon alignement" s'enthousiasme Alexia Barrier, élancée à plus de 30 nœuds au cœur de l'Océan Indien à bord de son Maxi Trimaran. "Bien sûr, il y a les conditions de vent qui sont plus établies. Le bateau va vite. Les éléments sont puissants. Les vagues sont formées. La mer commence à s'organiser.  L'océan Indien n'est pas connu pour être bien rangé.  Il est fidèle à sa réputation. Mais il n'y a pas que ça.  Chaque jour, on trouve des petits curseurs, des nouvelles manettes à ajuster.  Les détails dans les réglages, la posture du bateau, les timings, tout ça, ce n'est rien de révolutionnaire, mais bout à bout, ça fait une vraie différence. On a eu des risées jusqu'à 45 nœuds. C'est intéressant.  Quand on navigue à ces moyennes-là, on change de rythme forcément. On fait plus attention à la gestion de la fatigue, au temps passé la barre, à la qualité du repos. On anticipe, et on évite des manœuvres inutiles. On essaie de garder le bateau équilibré dans sa zone de confort. L'idée, c'est de ne pas en faire plus, et de faire le mieux possible.
L'ambiance du bord a évolué. On sent qu'on est entré dans une autre dimension. Il y a beaucoup de respect pour l'environnement dans lequel on navigue. Pour celles qui découvrent le Sud, c'est impressionnant, c'est certain.  Parfois même un peu intimidant. Mais c'est stimulant. Le ciel est très impressionnant, par ses changements de couleur et de ton. Ça a créé une forme de concentration collective très forte.
C'est un bateau qui peut encore aller vite. C'est à nous de faire en sorte de le faire aller vite, sans prendre de risques, évidemment. C'est un bateau qui continue à me surprendre par sa capacité à encaisser et accélérer. Il reste très sain. Même quand ça s'intensifie. Il demande de l'attention. Mais je pense qu'il nous donne énormément de ressources. Et quand tout est bien calé, il arrive à bien glisser au bon endroit.
En bref, on est bien concentré.  On est bien engagé. On est conscient de la chance qu'on a d'être là. À ce moment précis du tour du monde, dans l'océan Indien. C'est juste grandiose.
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